Gombert Julie
Université de Paris IV Sorbonne
Lettres modernes appliquées
3ème année de Licence
Année universitaire 2007-2008
Histoire de la pensée économique et sociale
Éducation et sociologie
Émile Durkheim
14/20. La question 1 est un bon résumé, mais il aurait été souhaitable de l’organiser autour de thèmes transversaux. Le point fort de cette fiche de lecture est la dernière question, abordée avec une grande franchise.
Édition Quadrige de la Presse
Universitaire de France, 2006
1. Quelles sont les principales idées présentes dans cet ouvrage ?
L’œuvre d’ Emile Durkheim met en place une définition de l’éducation, un des éléments essentiels de sa sociologie. Il développe cette doctrine en quatre temps, quatre chapitres intitulés respectivement : l’éducation, sa nature et son rôle (chapitre I), nature et méthode de la pédagogie (chapitre II), pédagogie et sociologie (chapitre III) et enfin l’évolution et le rôle de l’enseignement secondaire en France (chapitre IV). Nous essaierons de dégager les idées principales développées dans chacun des chapitres afin de donner une vue générale de la pensée de Durkheim en matière d’éducation.
Chapitre I : L’éducation, sa nature et son rôle
La définition que donne Durkheim de l’éducation pourrait se résumer par cette citation : « L’éducation est l’action exercée par les générations adultes sur celles qui ne sont pas encore mûres pour la vie sociale. Elle a pour objet de susciter et de développer chez l’enfant un certain nombre d’états physiques, intellectuels et moraux que réclament de lui la société politique dans son ensemble et le milieu spécial auquel il est particulièrement destiné. »
Durkheim explique que l’éducation ne peut pas être une recherche du perfectionnement de soi, de l’harmonie parfaite, comme l’avançait Kant, puisque la perfection est une chose subjective : les êtres humains sont tous différents et ne présentent pas les mêmes aptitudes ; certains sont des hommes d’action, d’autres de pensée, il ne peut donc pas y avoir une éducation unique et parfaite pour l’ensemble de l’humanité. De la même façon, Durkheim ajoute que l’éducation ne peut se concevoir comme une recherche du bonheur pour soi-même et pour ses semblables, comme le pense James Mill, puisque, là encore, le bonheur est « une chose essentiellement subjective que chacun apprécie à sa façon » (Durkheim tranche ici du point de vue du relativisme positiviste des débats philosophiques immenses…). Cette définition « utilitaire » de l’éducation qui consisterait à l’assimiler à la recherche du bonheur et de la vie est insuffisante parce qu’elle ferait de l’éducation quelque chose d’universel, idée à laquelle s’oppose Durkheim. Pour lui, l’éducation s’est créée au fil des siècles avec les générations successives. Elle a varié « selon les temps et selon les pays » et également « selon les différents milieux sociaux ». Les systèmes et les choix éducatifs ont été déterminés au cours de l’Histoire en fonction des besoins des sociétés et ils sont dépendants de nombreux facteurs extérieurs tels que la religion, l’organisation politique, le degré de développement des sciences, de l’industrie, etc. L’éducation se décline en autant de formes qu’il existe de milieux sociaux : elle est hétérogène puisque les différences sociales (établies pas le facteur économique ou le milieu professionnel le plus souvent) déterminent une spécificité de l’éducation. Mais Durkheim précise que l’on retrouve dans chacune des spécificités éducatives, ce qu’il appelle « une base commune », formée principalement par la morale religieuse et qui donne une notion d’idéal de l’homme, notion qui serait un aspect majeur de l’éducation dans toutes les sociétés.
Durkheim établit également le fait que l’éducation n’est pas héréditaire. Selon lui, l’éducation permet de construire un « être social » à partir de l’ « être individuel » qui est né. L’homme ne semble pas être prédisposé à une vie sociale, il faut donc à chaque génération transmettre aux enfants, par l’éducation, les enjeux et les règles de cette vie sociale.
L’éducation doit certes être dispensée par les parents, par la famille, pense Durkheim, mais elle ne peut pas être uniquement « privée et domestique ». Il faut que l’Etat participe à la formation de l’être social en fixant les règles et les choix éducatifs dans l’ensemble des écoles ou des institutions scolaires, afin qu’il y ait une cohérence éducative dans la société (C’est en fait sa version de la défense du « droit de l’État » à chapeauter l’éducation, qui est un des grands thèmes des penseurs de la laïcité française au XIXe siècle). Les éducateurs doivent agir avec toute l’autorité que leur confère l’importance de l’éducation au sein de la société. Ils ont pour mission de transmettre aux jeunes les valeurs morales tout en ne sacrifiant pas l’individu ; selon Paul Fauconnet, l’éducation serait alors une « socialisation de la jeune génération », socialisation qui n’impliquerait pas une dépersonnalisation. Durkheim pense l’éducation comme l’action « d’individualiser en socialisant », c'est-à-dire que les enfants éduqués ne doivent pas perdre leur propre personnalité afin de rentrer dans ce qu’on pourrait appeler « le moule social », mais ils doivent au contraire affirmer leur personnalité, leurs aptitudes propres tout en s’intégrant dans le système social auquel ils appartiennent.
Chapitre II : Nature et méthode de la pédagogie
Durkheim distingue l’éducation de la pédagogie, qu’il définit comme un enseignement théorique établissant des « manières de concevoir l’éducation ». Les théories pédagogiques s’opposent d’ailleurs parfois à la pratique éducative, explique Durkheim. La pédagogie détenue élaborée par des théoriciens est une réflexion sur les procédés employés, sur la manière d’éduquer et elle se différencie de l’art éducatif en lui-même, pratiqué détenu par les éducateurs. La pédagogie a pour but d’orienter l’action, la pratique éducative grâce à l’élaboration de « combinaisons d’idées » sur l’éducation ; elle est « la réflexion appliquée le plus méthodiquement possible aux choses de l’éducation en vue d’en régler son développement ».
Durkheim explique qu’il n’existe pas encore de science de l’éducation sur laquelle pourrait se fonder les idées pédagogiques destinées à établir une pratique éducative. La pédagogie peut néanmoins s’inspirer de la sociologie et de la psychologie même si ces sciences sociales, elles aussi, sont encore soit à l’état d’ébauche soit très critiquées, précise Durkheim. La pédagogie ne peut être écartée aujourd’hui du système éducatif, comme elle a pu l’être au Moyen-Âge par exemple, pour la simple raison qu’il est indispensable de chercher à recréer une harmonie entre les pratiques éducatives et les besoins, les attentes de la société. De plus, Durkheim affirme qu’il serait difficile pour l’éducation de se passer de la « réflexion pédagogique » aujourd’hui : en effet, l’éducation devant être l’action d’ « individualiser en socialisant », elle ne peut pas être figée, « empirique ou machinale », elle doit se calquer sur les changement sociaux incessants et sur l’infinité des individualités qu’elle se propose d’éduquer et pour cela elle doit être soumise en permanence à une réflexion pédagogique (C’est assez savoureux quand on voit ce qu’est devenue la pédagogie, dont le seul résultat incontestable est de proclamer sa nécessité).
Pour que la pédagogie puisse être rendue utile, le sociologue français précise deux choses. D’une part, elle doit correspondre au système d’enseignement de son temps ; et pour ce faire, les pédagogues doivent connaître les pratiques pédagogiques appliquées dans le passé, ils doivent avoir une culture pédagogique. En effet, Durkheim explique que « l’avenir ne peut être évoqué du néant » c’est à dire que les idées pédagogiques nouvelles, doivent être nourries des expériences de l’Histoire, pour se proposer de construire l’avenir de l’éducation. D’autre part, les pédagogues doivent avoir conscience de l’existence et de l’importance de la psychologie collective. Les comportements des jeunes, lorsque ceux-ci sont réunis en une même classe, sont amenés à être différents des comportements individuels ; il est donc nécessaire de les connaître, et d’être à même de les appréhender afin de dispenser la meilleure éducation qui soit.
Chapitre III : Pédagogie et sociologie
Dans le troisième chapitre, Durkheim rappelle à quel point l’éducation a varié au cours de l’histoire ; au sein même de toutes les sociétés existaient plusieurs idéaux de l’homme, plusieurs conceptions de la vie humaine et donc plusieurs types d’éducation. Ainsi, c’est la société qui établit les choix pédagogiques et qui façonne les hommes, par l’éducation, selon des critères spécifiques qui ont pour seul dessein de permettre à la société de se préserver, Durkheim affirme « l’éducation [...] est avant tout le moyen par lequel la société renouvelle perpétuellement les conditions de sa propre existence. » Durkheim illustre ici son propos en prenant pour exemple les cérémonies initiatiques qui ont existées dans de nombreuses sociétés et qui marquaient la fin de la formation de l’enfant et son début dans l’âge adulte. Le sociologue démontre ainsi que le rôle de l’éducation est de faire entrer l’enfant dans la sphère adulte, de faire de lui un « être social ». La sociologie prend alors ici toute son importance puisqu’elle permet d’apporter une compréhension des choix pédagogiques que l’on a fait au fil du temps. Durkheim explique que les choix éducatifs ont été établis en fonction des nécessités des sociétés et que pour les comprendre il faut avoir recours à la sociologie : « à Spartes, elle (l’éducation) avait surtout pour objet d’endurcir les membres à la fatigue ; à Athènes, elle était un moyen de faire des corps beaux à la vue ... ». Les fins que l’éducation doit poursuivre sont alors déterminées, explique Durkheim, par la sociologie mais il concède néanmoins que les moyens utilisés pour appliquer ces choix éducatifs relèvent de la psychologie. L’éducation doit s’appliquer à chaque enfant et cela ne peut se faire par les éducateurs sans une importante connaissance de la psychologie infantile, pense Durkheim. Il faut savoir ajuster les méthodes éducatives en fonction du caractère de l’élève afin que l’enseignement soit efficace et cela passe nécessairement par l’utilisation de la psychologie.
Durkheim ajoute ensuite que les institutions scolaires ressemblent fortement aux institutions sociales, qu’elles sont en quelque sorte un préambule à la vie sociale, « un microcosme social ». En cela, il est primordial d’avoir recours à la sociologie pour penser l’éducation et pour établir une pédagogie. Il achève ce troisième chapitre sur l’idée que l’on a aujourd’hui, plus que jamais, besoin que l’éducation s’interroge sur le société afin de répondre a ses besoins.
Chapitre IV : L’évolution et le rôle de l’enseignement secondaire en France
À travers son enseignement pédagogique, Durkheim se propose de donner à ses élèves la pleine conscience de la fonction d’éducateur. Il affirme que la pédagogie, bien qu’étant très théorique, ce qui peut, certes, être un frein à sa réelle application, est indispensable aux éducateurs. Selon lui, l’éducation en France a longtemps été privée de réflexion pédagogique et n’a donc pas connu les évolutions qu’elle était en droit de réclamer. Durkheim insiste sur l’importance d’une unité pédagogique : le fait que l’enseignement dans les lycées français soit assuré par différents professeurs spécialisés respectivement dans une matière soulève la question de l’unité pédagogique. Durkheim montre que l’enseignement secondaire s’attache à suivre un but, celui de « former un esprit » et que ce but ne peut être atteint que si l’éducation dispensée est une, totale, ce qui est rendu possible à partir du moment où les professeurs chargés de cette éducation ont conscience de la mission éducative dans son ensemble. Durkheim insiste sur la nécessité absolue, pour les éducateurs, de connaître le projet éducatif dans son intégralité et d’avoir une vue d’ensemble du système scolaire. Cela permet de donner une cohérence à l’éducation, ce qui est indispensable à la reconnaissance de sa légitimité. Durkheim souligne l’urgence dans laquelle l’enseignement secondaire est plongé depuis la seconde moitié du XVIIIème siècle. Pour lui, il s’agit de redéfinir l’idéal que les éducateurs se proposent de poursuivre et de redéfinir la conception que notre société actuelle se fait de l’homme ; et cette réflexion doit être entreprise par les éducateurs eux-mêmes, selon Durkheim puisque c’est eux qui seront chargés d’appliquer les lois, les décrets résultant de cette réflexion.
Le sociologue avance l’idée qu’il faut réformer l’enseignement secondaire à partir d’une étude, « scientifique et objective » mais que pour cela nous devons nous appuyer sur la connaissance que nous avons du passé et des expériences que la France et l’Histoire ont connues en matière d’éducation. La réflexion doit porter sur l’avenir de l’éducation, sur les changements qu’elle est amenée à subir en fonction de l’évolution permanente de la société ; La réforme de l’enseignement secondaire qu’envisage Durkheim serait permise alors par une connaissance approfondie du passé historique de l’école, connaissance qu’il faudrait absolument réinvestir et intégrer de façon pratique dans le nouveau système d’éducation à naître.
2. Qu’apporte l’ouvrage à la compréhension de l’évolution des idées économiques et sociales dans notre période ?
Durkheim et Max Weber :
Weber est un démocrate libéral qui fait de la sociologie historique, c'est-à-dire qu’il se rattache à l’école historique et pour lui la sociologie ne doit pas se mêler de critiquer son objet. A la différence de Durkheim qui, procédant par induction, classe d’abord les phénomènes et créé ensuite les catégories, Weber, lui, établit des constructions par va-et-vient. Weber construit le modèle et ne l’utilise qu’ensuite. Pour lui, la sociologie et l’histoire vont procéder comme les sciences et construire des modèles qui seront des représentations du réel un peu simplifiées mais qui aideront à le comprendre. Son travail de sociologie n’est pas la construction d’une véritable philosophie comme l’est celle de Durkheim, Weber dégage des tendances avec lesquelles il forme une théorie de l’histoire. Alors que les durkheimiens ramènent tout à un fait social, Weber ne cherche pas à déterminer un lieu unique où tout comprendre.
Durkheim et Marcel Mauss :
Mauss, reconnu pour être le père de l’anthropologie française élabore ce qu’on appelle le « fait social total ». Mauss s’inspire de la sociologie de Durkheim, dont il élargit la pensée portant essentiellement sur le monde occidental, pour établir son essai sur le don. Mauss donne une lecture sociologique du fait religieux, selon lui, la religion permettrait de donner aux normes sociales une origine transcendante. Cette idée est présente en filigrane dans la sociologie de Durkheim qui semble également léguer à Mauss son ambition de socialisme modéré. Mais Mauss s’appuie également sur des idées de Comte qui cherche à stabiliser la société en réalisant la synthèse entre le progrès et les exigences de la pensée conservatrice.
3. Que vous a apporté la lecture de cet ouvrage ?
La lecture de cet ouvrage fut très enrichissante pour de nombreuses raisons. Avant tout, elle m’a permise de découvrir le sociologue qu’est Durkheim et la profondeur de sa pensée vis à vis de l’éducation. Actuellement en faculté de Lettres après avoir fait un baccalauréat littéraire, je n’ai eu que très peu de rapports avec l’Economie et la Sociologie, seulement ceux que j’ai cherchés à avoir moi-même à vrai dire et je dois avouer que mes lectures personnelles se portaient davantage sur des auteurs littéraires à proprement parler. Mais Durkheim s’est révélé être accessible malgré ma connaissance très limitée en la matière et surtout son Éducation et sociologie aborde des thèmes qui m’intéressent vivement. Me destinant probablement à une carrière dans l’enseignement, il est pour moi primordial de consacrer une véritable réflexion sur l’avenir des institutions scolaires, de tenter de renouveler sans cesse les choix pédagogiques afin de les adapter le mieux possible aux mouvements de la société. L’enthousiasme dont fait preuve Durkheim face aux réformes qu’il souhaite appliquer à l’école française est la preuve de la sincérité de son ouvrage et atteste de la valeur qu’il accorde à l’éducation. Il semble placer l’enjeu éducatif au dessous de tous les enjeux qui se présentent à nous pour le futur et ce comportement prouve qu’il est animé d’une réelle passion, presque d’une vocation, l’enseignement.
L’ouvrage présente également une caractéristique particulière ; on pourrait presque le qualifier d’intemporel. L’édition originale de l’œuvre date de 1922 et la présente édition de 2006 cependant le propos de Durkheim est encore aujourd’hui, en 2008, compréhensible et pertinent. Les problèmes que soulève l’auteur sont plus que jamais présents dans la société actuelle. Effectivement, l’Histoire a montré que l’éducation méritait l’attention toute entière de l’État français qui créé dés 1828, un Ministère de « l’instruction publique ». Puis en 1932, le gouvernement d’Edouard Herriot décide de rebaptiser ce ministère sous le nom de Ministère de l’Education nationale, modification qui traduit les évolutions que l’enseignement a pu connaître à cette époque. L’État n’est plus uniquement chargé d’instruire le peuple il endosse également la responsabilité d’une part de son éducation, assurée en théorie principalement par la famille dans le passé. L’ouvrage de Durkheim est passionnant parce qu’il est toujours d’actualité, parce que l’urgence qu’il décrivait en 1922 est restée quasiment identique presque un siècle plus tard. La nécessité de réformer l’école rapidement qu’évoque le sociologue est encore l’objet de nombreux débats actuels dans la société française et dans le milieu de l’éducation plus précisément. La France est entrée, selon moi, dans un conflit stérile pour l’éducation qui oppose les syndicats à l’État. Les uns inondent le pays de revendications, de propositions de réformes tandis que l’autre semble légiférer sans réellement consulter les professionnels de l’éducation. (Si je peux me permettre une intervention très largement extra-universitaire, je crois qu’on peut poser le problème en termes politiques : la droite est prête à réformer dans l’éducation, mais elle n’a pas ou elle a très peu de relais dans le monde éducatif. La gauche a ces relais mais pour l’instant, elle se calque sur le discours des syndicats, qui est, comme cela est prévisible, avant tout un discours de défense des personnels. Une consultation directe des personnels par des procédures du type « états généraux » n’aboutit en général qu’à une accumulation de platitudes et de vœux pieux.)
Le système éducatif français est actuellement en plein trouble, il ne passe pas une année sans que la rue ne réunisse de très nombreux manifestants : professeurs, chercheurs, étudiants et même aujourd’hui lycéens (alors que ceux-ci n’étant ni majeurs ni salariés n’ont pas le droit de grève) défilent pour montrer leur mécontentement face au système en place. L’actualité, moins optimiste que le discours de Durkheim, me force à croire néanmoins qu’il reste de grandes choses à faire en matière d’éducation en France et que la mission éducative ne doit en aucun cas être abandonnée ou laissée provisoirement de côté au profit d’autres entreprises menées par l’État parce qu’il apparaît indispensable d’apporter dés maintenant des réponses aux questions que l’on se pose tous sur l’avenir des jeunes.
C’est très intéressant ce que vous dites là. Je ne sais comme Durkheim aborderait la question. Sans doute il déplorerait l’ « anomie » du système. Mais le problème est qu’il a pensé donner un fondement objectif aux choix éducatifs et que celui-ci se dérobe… Finalement, est-ce une si bonne chose que de vouloir à toute force « éduquer » quand « instruire » est déjà une tâche si complexe ?